Front de Gauche et France Insoumise dans le Morbihan

Une réunion a eu lieu ce jeudi 15 décembre à Auray : l’association des « Ami-e-s du Front de gauche de l’Est du Morbihan » et 3 groupes d’appui à la France insoumise existant sur le secteur de la 4ème circonscription y étaient représentés.

Vous pouvez en lire le compte rendu par le lien suivant : http://frontdegauche56.org/?p=2749

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« J’ai mal à mon village »

Il y avait du monde ce dimanche 11 décembre à la pointe de Penlan, des déclarations fortes, des chansons émouvantes,  et voici ce qu’en a  relaté France3 Bretagneincendie-billiers-1

©  France 3 Bretagne Billiers (56) : rassemblement contre la xénophobie

« Billiers (56) : rassemblement contre la xénophobie

400 personnes se sont rassemblées ce matin devant le centre de vacances de Billiers, dans le Morbihan, qui avait été pressenti pour accueillir des migrants et avait été incendié en octobre dernier. Le collectif souhaite lutter contre l’intolérance et la xénophobie.

Par Krystell Veillard

400 personnes rassemblées

Ce dimanche, à l’appel du collectif « J’ai mal à mon village », près de 400 personnes se sont rassemblées devant ce centre, pour dire non à la xénophobie et à l’intolérance. « Il ne faut pas s’habituer au discours de haine. Il faut réagir à chaque fois et ne rien laisser passer »  rappelle ainsi Didier Stenfort, président de la Ligue des droits de l’homme du Pays de Vannes.

Un rassemblement pacifiste et citoyen. De nombreuses associations étaient également présentes, sous la surveillance discrète des forces de gendarmerie. Le souhait des organisateurs était de faire de ce rassemblement une action citoyenne sans aucune récupération. Cette manifestation pacifique s’est dispersée dans le calme vers 13h, et comme souvent en Bretagne elle s’est terminée en chansons… »

Publié le , mis à jour le

Le reportage à Billiers (56) de Stéphane Izad et Yannick Charles

avec des interviews de :
– Anita Kervadec, RESF 56
– Dominique
– Didier Stenfort, président de la Ligue des Droits de l’Homme –  Vannes
– Jean-Marc Loiseau, collectif  » J’ai Mal à Mon Village  » que vous pouvez visionner par leur  vidéo en cliquant sur le lien suivant http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/billiers-56-rassemblement-contre-xenophobie-1152995.html

Et voici le texte de l’appel du collectif citoyen

J’AI MAL A MON VILLAGE
Lettre ouverte aux esprits qui le sont encore
Le 21 octobre 2016, le centre PEP de Billiers (56), alors heureusement inoccupé, était entièrement détruit par un incendie.
Beaucoup d’entre nous, ainsi que certains médias, n’ont pas manqué de faire un lien entre ce sinistre et l’éventualité que ce centre de sport et vacances puisse devenir provisoirement un Centre d’Accueil
et d’Orientation pour des migrants en provenance de Calais. Hypothèse renforcée par le fait que d’autres centres à même vocation ont subi un sort semblable dans plusieurs régions de France, et par l’explosion de violences à Arzon (56) récemment
.
Les conclusions de l’enquête sont aujourd’hui formelles : il s’agit bien d’un incendie volontaire, et donc criminel.
Ainsi, certains, confondant l’arrivée d’une vingtaine de migrants en difficulté avec le déferlement des hordes d’Attila sur le monde occidental,n’écoutant que leur xénophobie et leur intolérance, n’ont
pas hésité à détruire un bâtiment associatif dédié jusqu’ici aux loisirs pour les jeunes défavorisés.
Nous constatons que,dans ces temps troublés,le repli sur soi gagne du terrain et que la peur du terrorisme intégriste permet tous les amalgames.
Or, force nous est de constater que dans cette affaire, les seuls terroristes sont nos incendiaires.
Face à cet acte inacceptable, face au silence qui a prévalu depuis des semaines, nous sommes plusieurs à refuser que notre coin de Bretagne devienne le symbole de l’exclusion et du terrorisme xénophobe.
Devant ces évènements d’une extrême violence, nous tenons à affirmer nos valeurs de partage, de solidarité et d’ouverture aux autres.
Il n’y a pas d’étrangers sur la planète
Le monde s’est construit depuis le début de l’humanité sur les migrations et la rencontre des peuples, qu’on le veuille ou non, et aucune culture n’est vierge d’apport extérieur.
Il nous semble naturel d’aider des gens qui fuient leur pays pour sauvegarder leur vie et qui d’ailleurs, pour la plupart, n’ont d’autre idée que d’y retourner, la paix rétablie.
Nous avons la conviction que tout est discutable et que tout le monde a le droit d’exprimer son opinion. Mais par le dialogue et la pratique démocratiques, et certainement pas par des méthodes terroristes.
Notre rôle n’est pas de déterminer qui est derrière cet incendie criminel, simplement nous affirmons, en tant que citoyens, notre refus de la xénophobie alliée à la violence, notre attachement à la tolérance, à la Déclaration des Droits de l’Homme.
Si d’autres, toutes sensibilités confondues, se retrouvent dans notre déclaration, nous les invitons à un rassemblement le dimanche 11 décembre à 11 h devant ce qu’il reste du Centre PEP, à la pointe de Pen Lan, à Billiers.
Ce sera l’occasion de manifester notre désir de vivre ensemble, contre toutes les peurs, tous les fantasmes racistes, et tous les autodafés
.
Le collectif citoyen «J’ai mal à mon village»
Billiers, le 28/11/2016
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NDDL : après la « consultation » du 26 juin, divers communiqués

Ci-dessous, 4 communiqués : du mouvement anti-aéroport, de l’ACIPA, de COPAIN 44 (Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles INdignées par le projet d’aéroport), du Collectif FdG 56 et du PCF 56.

Dimanche soir 26 : déclaration commune du mouvement anti-aéroport lue à la Vache Rit

« Comme l’avait démontré les différentes composantes du mouvement, le cadre, le processus et le contenu de cette consultation étaient fondamentalement biaisés. Celle-ci était basée sur une série de mensonges d’État et radicalement inéquitable. Il ne s’agissait pour nous que d’une étape dans la longue lutte pour un avenir sans aéroport à Notre Dame des Landes.

Cette lutte se poursuit dès ce soir. Nous savons que les attaques du gouvernement et des pro-aéroport vont se renforcer. De notre coté, nous n’allons pas cesser pour autant d’habiter, cultiver et protéger ce bocage. Il continuera à être défendu avec la plus grande énergie parce qu’il est porteur d’espoirs aujourd’hui indéracinables face à la destruction du vivant et à la marchandisation du monde. Nous appelons tous les soutiens et comités partout en France et au-delà à se mobiliser et à redoubler de vigilance dans les semaines et mois à venir. Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Nous appelons en ce sens, et dans un premier temps, à converger massivement à Notre Dame des Landes pour le rassemblement estival anti-aéroport, les 9 et 10 juillet. »

 lundi 27, celui de l’ACIPA : « Notre détermination reste intacte après une consultation savamment orientée ! 

L’ACIPA, malgré ses réserves, avait choisi de faire campagne pour le NON aux côtés des autres organisations de la Coordination des opposants. Il était naturellement impensable de laisser le champ libre aux porteurs du projet et de ne pas profiter de cette fenêtre médiatique pour dénoncer sans cesse leurs mensonges et continuer à porter à la connaissance du plus grand nombre les justes raisons de son long combat sur un dossier si complexe.
Qu’aurait-on entendu si l’écart des voix avait été bien supérieur par absence d’un des deux camps ?

Notons déjà que seuls 27,84% des électeurs inscrits ont dit OUI et que 22,65% ont dit NON, soit 5 points d’écart…

Dès que nous avons eu connaissance du lancement de cette consultation, nous avons dénoncé le périmètre honteusement réduit à un seul département alors qu’on nous vend depuis des décennies un aéroport « du Grand Ouest » et que l’État, ainsi que les Régions de Bretagne et Pays de la Loire, contribueraient largement au financement et devraient assumer les conséquences économiques et écologiques du projet.

Nous dénonçons à présent la méthode de sa réalisation.

Du financement public a été utilisé dans la campagne (campagne d’affichage financées par la Région par exemple, dont la couleur bleue ne doit rien au hasard). La CCI a submergé les entreprises de mails, affiches, autocollants, le président de l’Association des Maires de Loire Atlantique a abusé de son mandat pour faire campagne…

.Nous dénonçons la partialité du document d’information au public rédigé par la CNDP (Commission Nationale de Débat Public). Une analyse précise de ce document, faite par l’Atelier Citoyen, en pointe les défauts. A la question sur l’adoption du document à l’unanimité de la commission, M. Leyrit, son président, s’est d’ailleurs retranché derrière un soi-disant secret des délibérations. On peut en déduire facilement que cette unanimité n’a pas été atteinte.

Nous aurions bien sûr aimé que le résultat des urnes, malgré tous ces handicaps, nous soit favorable, néanmoins, nous ne ressentons pas d’amertume, au contraire.

Une rapide analyse des résultats par secteur géographique est riche d’enseignements.

À Nantes, le raz de marée en faveur du OUI que les proAGO appelaient de leurs vœux, n’a pas eu lieu : il s’en est fallu de 100 voix pour que Nantes bascule dans le camp du NON. Le centre-ville n’a pas plébiscité le transfert de Nantes-Atlantique. Les mensonges des porteurs du projet n’ont pas eu prise sur les Nantais.

Sur le territoire de la Communauté des Communes Erdre et Gesvres, celle où devrait s’implanter le projet, force est de constater que la campagne ordurière du président de Région concernant les « zadistes » qu’il fallait « dégager », n’a pas été approuvée puisque le NON l’emporte dans 8 communes sur 12. La majorité silencieuse vivant à proximité du projet est bien opposée à ce dernier et connaît la réalité de ce qui se vit à Notre-Dame-des-Landes.

Au Sud Loire aussi le NON a fait des scores contrastés. Bouguenais ne souhaite pas autant qu’on veut bien le dire le départ de son aéroport puisque le résultat est extrêmement serré sur cette commune. Et que dire de Rezé, Saint-Sébastien-sur-Loire, Le Pellerin, Saint-Jean-de-Boiseau ou La Montagne qui refusent le transfert.

Le Nord du département par contre, secteur oublié et sans doute illusionné par les fausses promesses d’emploi a, lui, suivi aveuglement ses notables favorables au « transfert ». Nous devrons donc renforcer nos actions d’information dans ce secteur à l’avenir.

Pour conclure, nous reviendrons sur la campagne exceptionnelle qui a été menée par la Coordination. Nous remercions tous les bénévoles, pour leur énergie inépuisable, ainsi que tous les collectifs qui ont permis cette formidable mobilisation et nous les remercions les électeurs pour leur confiance dans l’action de l’ACIPA au quotidien.

Les soutiens nationaux (et même internationaux) continuent de se tenir à nos côtés en envoyant des messages de soutien.

Nous l’avons dit dès le début, cette « consultation » n’était qu’une étape. Le camp du NON sort renforcé de cette nouvelle épreuve, l’opposition a convaincu. Les comités de soutien sont au travail et sont prêts à venir sur le terrain.

Les prochaines étapes sont le rassemblement estival de la Coordination des opposants les 9 et 10 juillet à Montjean (Notre-Dame-des-Landes), le suivi de la procédure d’appel sur les recours loi sur l’eau et espèces protégées, l’attente de la réponse de la France aux questions portées par la Commission Européenne dans le cadre du contentieux environnemental, étudiée dans le SCoT Nantes- Saint-Nazaire dans quelques semaines.

Nous serons aussi très vigilants à ce que les suites du dossier entamé par les experts du Ministère de l’Environnement en février ne restent pas lettre morte.

L’ACIPA continue le combat, notamment juridique sur le fond du dossier, ainsi que l’information continue en direction des citoyens, pour le respect de la planète et des générations futures dans l’esprit porté par la COP 21.

L’ACIPA continuera de s’opposer aux expulsions des habitants de la zone définie dans la DUP et à exiger que le Président de la République honore ses engagements locaux : « pas de travaux ni d’expulsion, tant que les recours juridiques ne sont pas tous épuisés ».

Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. »

mercredi 29, celui de COPAIn 44 : « La consultation n’efface pas les mensonges d’Etat et les outrances de la DGAC !

Pour seule réponse à nos très fortes mobilisations, fin 2015 et début 2016, le président Hollande nous a imposé cette consultation à périmètre réduit dont nous ne voulions pas.

Dimanche, la moitié des électeurs de Loire Atlantique a donc émis un avis consultatif.

L’ensemble des syndicats agricoles de Loire Atlantique s’est clairement exprimé contre le projet de transfert de l’aéroport de Nantes. Cette expression n’apparait pas dans cette consultation car nous ne représentons plus que 3% de la population. Mais ces 3% nourrissent 100% de la population et sont, plus que tous autres, conscients de l’urgence de préserver la terre nourricière.

Cette consultation ne clôt absolument pas le dossier. Des recours juridiques sont toujours en instruction, en particulier ceux concernant la loi sur l’eau et les espèces menacées.

Le président Hollande s’est engagé depuis longtemps à n’entamer ni expulsions ni travaux avant l’aboutissement de la totalité des recours. Nous lui demandons, encore une fois, de respecter ses engagements, et d’être cohérent avec les ambitions environnementales vertueuses qu’il a souhaité porter avec la COP21.

C’est pourquoi, nous, paysans de Copain 44 et d’ailleurs, restons totalement solidaires et engagés auprès de tous les paysans et habitants de la zad de Notre Dame des Landes, territoire d’expérimentation et d’innovation.

Soyons très nombreux à Notre Dame des Landes les 9 et 10 juillet prochain.

Il n’y aura pas d’aéroport à Notre Dame des Landes,

La seule issue, c’est l’abandon du projet ! »

Et plus localement au niveau du Morbihan, en date du 28, voici aussi l’appel   du Collectif Front de Gauche 56 et de la fédération PCF 56 :

« Le Collectif départemental FdG 56 et la fédération du PCF 56 ont pris clairement position contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, près de Nantes : un projet dépassé, destructeur d’une riche biodiversité et de terres agricoles, coûteux pour la collectivité, lucratif pour les grandes entreprises. Notre opposition porte sur le principe comme sur le contenu, au titre notamment de la défense de la société que nous voulons et de la résistance à la concurrence, la compétition et au profit maximum.

Depuis plusieurs années, les 50 organisations composant la coordination des opposants à ce projet d’aéroport, organisent un grand rassemblement estival sur le site. Ce sera cette année

les 9 et 10 juillet sur le thème « Semailles de Démocratie »

Site du rassemblement : http://notredamedeslandes2016.org

Cette manifestation, très conviviale, festive et musicale, est aussi politique avec de nombreuses conférences et débats traitant des différents combats contre le monde imposé par des projets comme NDDL, et bien sûr la convergence des luttes, contre la loi « Travail »par exemple.

Ce rassemblement aura lieu après la « consultation » organisée par l’État pour ou contre le transfert de l’aéroport Nantes-Atlantique, consultation faussée et contestable par le choix d’un seul département alors qu’il s’agit d’un aéroport du Grand Ouest. Le résultat biaisé n’entame en rien notre détermination.

Nous vous invitons à vous y rendre en grand nombre.

Notre fédération, comme le collectif FdG 56 participeront à l’aménagement et la tenue de stands, de 9h à 18 h :

  • Stand du FdG 56,
  • stand des fédés PCF opposées au projet de NDDL,
  • stand « sandwicherie » FdG Bretagne et Pays de la Loire.

Les volontaires pour y passer un peu de temps sont les bienvenu(e)s. »

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Nous sommes en colère !

MONSIEUR LE PRÉSIDENT,
ÉCOUTEZ LA COLÈRE DES FRANÇAIS !
RETIREZ VOTRE PROJET DE LOI TRAVAIL !
RESPECTEZ LE DROIT DE GRÈVE ET DE MANIFESTATION !

Le projet de loi El Khomri ne dispose pas de majorité ni dans le pays ni à l’assemblée nationale.
Les syndicats qui lui sont opposés représentent plus de 60% des voix aux élections professionnelles.
L’utilisation de l’article 49-3 constitue un passage en force, un déni de démocratie inacceptable.

Il s’agit d’une régression sociale historique : l’article 2 du projet de loi organise le dumping social, il permet de déroger à la loi générale et privilégie les accords d’entreprise sur les accords de branche. Il ne prend pas en compte le risque de chantage à l’emploi sur les salariés dès lors qu’ils ne seraient plus protégés par un code du travail prioritaire et commun à tous, mais adaptable entreprise par entreprise. Le risque est encore plus fort dans les entreprises qui ne disposent pas d’importantes représentations syndicales.

Un patron pourrait par simple « accord » d’entreprise :
– Baisser les salaires.
– Modifier le temps de travail.
– Réduire la majoration des heures supplémentaires en dessous de 10%.
Cela dans le cadre d’une loi qui lui permettrait déjà, entre autres,
– De faire passer le temps de travail maximum de 10 à 12 h par jour et de 44 à 48 h par semaine, de réduire le temps de pause à moins de 11 heures entre deux journées.
– De ne majorer les heures supplémentaires que de 10% au lieu de 25% aujourd’hui
– De mettre en place un plan social sans avoir de réelles difficultés économiques.
– De licencier un salarié qui refuserait un changement de son contrat de travail conformément au nouvel «accord».
– De ne plus reclasser les travailleurs reconnus handicapés.

Face à l’autoritarisme et au refus de discuter, les grèves proposées par 3 confédérations syndicales sur 5 et les manifestations organisées par 7 syndicats de salariés et de jeunes sont légitimes.
Les attaques contre les syndicats et tout particulièrement la CGT sont indignes.
Présents à Paris le 14 juin dernier, nous avons vu, dans cette manifestation syndicale (la plus importante depuis des dizaines d’années), des centaines de milliers de personnes calmes et déterminées, loin de la caricature qu’en ont donnée le gouvernement et les médias.
Le pilotage politique du « maintien de l’ordre » est responsable de la plupart des violences en choisissant de couper systématiquement la manifestation pour en coincer une partie dans des nasses, l’arroser de grenades lacrymogènes et la charger brutalement. Cela dans des points névralgiques, là où des dégradations importantes peuvent en résulter.
Les agissements de quelques centaines de personnes, ciblés sur des objectifs qu’ils considèrent comme symboliques, ne reflètent pas non plus la tonalité de la manifestation mais sont bien utiles pour tenter de la discréditer.
Qui peut croire que des militants syndicaux qui luttent en permanence contre la casse du service public puissent s’en prendre à un hôpital ? La manipulation est évidente!

Nous appelons à refuser toute remise en question du droit de manifester et à se mobiliser plus fortement encore aux côtés des syndicalistes lors des prochaines manifestations des 23 et 28 juin.

Exigeons le retrait de la loi travail, unique décision raisonnable susceptible de calmer les tensions sociales dont le gouvernement est seul responsable.

Les Ami-e-s du FRONT de GAUCHE Morbihan-Est

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Communiqué national de la CGT du 10 juin

Nouvelles manoeuvres du gouvernement

Le Gouvernement tente une nouvelle manoeuvre contre le mouvement social au moment où va commencer l’EURO de football. Le Président de la République, lePremier Ministre et plusieurs ministres ont multiplié les menaces contre les grévistes, en pointant du doigt certaines professions. Ils menacent aujourd’hui de réquisitionner des grévistes, ouvrant la surenchère à la droite et à l’extrême droite. Cette manoeuvre a pour but de continuer à discréditer les salariés en lutte et la CGT, et est évidemment relayée abondamment par une partie de la presse.

Nous dénonçons à l’avance toute réquisition de grévistes qui constituerait une remise en cause du droit de grève dans notre pays. Cette méthode avait été utilisée concernant le secteur des raffineries en 2010 et l’OIT avait condamné à l’époque le gouvernement de SARKOZY.

Dans ce contexte, certains tentent de semer le trouble sur des déclarations du Secrétaire général de la CGT. Voilà ce qui a été déclaré hier : « la CGT souhaite que l’EURO se déroule comme une vraie fête populaire dans les stades et dans les fanzones. Je ne suis pas sûr que bloquer l’accès au stade pour les supporters soit la meilleure image que l’on puisse donner de la CGT. Nous serons donc présents autour des stades et des fan-zones pour informer la population des raisons du conflit, des tracts seront donc diffusés en plusieurs langues pour nous adresser à l’ensemble des supporters. Le mouvement n’est pas terminé et les grèves vont se poursuivre ».

Ceux qui ternissent l’image de la France sont ceux qui, depuis des mois, refusent d’écouter les salariés et l’opinion publique. Le Gouvernement a spéculé depuis des mois sur l’essoufflement du mouvement, puis sur son arrêt avec la tenue de l’EURO de foot. Par son obstination et ses calculs politiciens, il porte l’entière responsabilité de la situation que connait le pays.

Non, le mouvement ne faiblit pas et notre détermination reste la même. Les grèves continuent et de nombreuses initiatives et manifestations ont encore eu lieu hier.

La votation est bien engagée et recueille d’excellents échos.
La journée du 14 juin s’annonce déjà très importante et il faut poursuivre les efforts pour confirmer ce succès.

Les 23 et 28 juin sont déjà programmés comme de nouveaux temps forts.

N’en doutons pas, les manoeuvres et provocations, tant gouvernementales que patronales, vont se poursuivre. Restons concentrés et mobilisés sur nos objectifs revendicatifs.

Montreuil, le 10 juin 2016

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L’Appel des 100 au rassemblement

Des universitaires, des artistes, des syndicalistes, des militant-e-s associatif(ve)s et citoyen-ne-s, des élu-e-s et responsables politiques (socialistes, écologistes, communistes, Ensemble, République et socialisme, Front de gauche…) lancent cet appel : « Ensemble, favoriser l’irruption citoyenne pour construire l’alternative »
Nous vivons  une situation inédite  :
– un capitalisme en crise et pourtant présenté dans le discours domi
nant comme seul système viable ;
– une Europe basée sur le libéralisme et éloignée des citoyens ;
– une crise écologique qui ne trouve pas de solutions à la hauteur ;
– le développement des tensions internationales et de politiques mi-
gratoires mortifères ;
– une crise globale de la vie politique marquée notamment par la
forte montée de l’extrême droite …
Cette situation appelle des réponses nouvelles…

 

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Le 3 mai : début du débat parlementaire, poursuite de la mobilisation

Appel des organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Les nombreuses initiatives, grèves, manifestations et rassemblements qui se sont multipliés depuis le 9 mars renforcent la détermination des organisations syndicales de salarié -e-s, de lycéen-ne-s et d’étudiant-e-s à obtenir le retrait du projet de loi travail et gagner de nouveaux droits pour les salarié -e-s. Le mouvement est majoritaire dans l’opinion. Le gouvernement doit enfin entendre ces revendications et cesser de répondre aux exigences du patronat.

Le rapport de force crée depuis le début du mois de mars a déjà obligé le gouvernement à quelques reculs par rapport au projet initial et à apporter des premières réponses aux organisations de jeunesse. Pour autant, le texte actuel, totalement inacceptable, est porteur de précarité et de reculs sociaux pour les travailleurs-euses et la jeunesse. Gagner le retrait du projet de loi travail est possible. La grève et les manifestations du 28 avril, le 1er mai seront un moyen supplémentaire pour avancer vers cet objectif. La tenue d’assemblées générales dans les entreprises, les services, les lieux d’étude pour débattre de la grève, de son ancrage dans la durée, des modalités d’action doit permettre d’aller plus loin jusqu’au retrait de la loi et l’obtention de nouvelles garanties collectives porteuses de progrès social. Des luttes et mobilisations se développent et se construisent dans de nombreux secteurs autour des questions de conditions de travail et d’études, de salaires et de précarité. Elles doivent être entendues.

Le 3 mai va s’ouvrir le débat parlementaire, qui se poursuivra pendant plusieurs semaines. Les organisations syndicales appellent à faire de cette journée un nouveau temps fort de mobilisation et d’initiatives. Ce 3 mai les organisations syndicales prendront la parole publiquement pour exiger des parlementaires réunis à l’Assemblée nationale le rejet du projet de loi et faire entendre leurs revendications. Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL toujours plus déterminées appellent les étudiant-e-s, les lycéen-ne-s, les salarié-e-s, les personnes privées d’emploi, les retraité-e-s à unir leurs forces en participant massivement aux grèves et manifestations du 28 avril, et à renforcer les actions et mobilisations les 1er et 3 mai. D’autres suivront si le projet de loi n’est pas retiré.

Paris, le 26 avril 2016

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Appel syndical à la journée de grève et de manifestations du 28 avril

Communiqué de presse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Le gouvernement a présenté le 11 avril dernier, des mesures importantes en faveur des jeunes (Aide à la Recherche du Premier Emploi, surcotisation des CDD, amélioration de la rémunération des apprentis, revalorisation des bourses, prolongation du droit aux bourses, création de places en BTS….). Pour les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL ces annonces sont le fruit des fortes mobilisations des jeunes, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes au côté des salariés. Elles répondent aux revendications portées de longue date par les organisations de jeunesse. Les organisations seront particulièrement vigilantes sur la mise en œuvre de ces mesures pour améliorer la formation et l’insertion à l’emploi des jeunes.
Pour autant, le désaccord sur le projet de loi reste entier. Et le 9 avril a permis à des milliers de personnes de toutes catégories sociales n’ayant pu se mobiliser jusqu’ici de s’inscrire dans le mouvement. L’opinion publique soutient cette mobilisation et de nombreuses initiatives se multiplient au niveau local. Le gouvernement doit poursuivre dans la voie du dialogue amorcé avec les organisations de jeunesse. Il doit aussi écouter les organisations de jeunesse et de salariés qui restent toujours opposées à la loi Travail.
Les organisations signataires rappellent une nouvelle fois que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s’organiser tout en assurant la sécurité des manifestants.Depuis plus d’un mois, les étudiant-es, lycéen-nes, salarié-es, privé-es d’emploi et retraité-es sont mobilisés pour exiger le retrait du projet de loi Travail en discussion au parlement. Le droit du travail doit aujourd’hui prendre en compte nombre d’enjeux (évolution technique et technologique, émergence de nouvelles technologies d’information et de communication, du numérique, transition écologique, évolution des besoins de la population…) et en mesurer les transformations induites sur le travail. L’enjeu est offrir des garanties et des droits en conséquence aux salariés des secteurs privé et public.
A terme, cette remise en cause de pans entiers du Code du travail risquerait d’avoir aussi des conséquences sur le statut de la Fonction publique alors que les agents vivent déjà des situations dégradées.

Les organisations syndicales dénoncent l’entêtement du gouvernement à maintenir son projet de loi Travail. Il doit les recevoir et entendre les revendications des salariés : emploi, salaires et pensions, temps de travail,  protection sociale, garanties collectives, conditions de travail, égalité professionnelle femme/homme, santé au travail, médecine du travail, formation permettant des créations d’emplois stables et de qualité, droits et libertés syndicales… des propositions porteuses de progrès social et correspondant à la réalité du travail d’aujourd’hui et de demain.
Car dans un contexte de crise aggravé par une politique d’austérité, lutter contre la flexibilité, contre la précarisation des emplois est une nécessité.

Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) appellent l’ensemble des salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-nes, retraité-es à se mobiliser à nouveau par la grève et à participer massivement aux manifestations le 28 avril prochain.
Dès à présent, elles appellent à l’organisation d’assemblées générales dans les entreprises et administrations pour assurer le succès de cette journée et décider de la poursuite de l’action pour obtenir le retrait de la loi et l’obtention de nouveaux droits.
Elles se saisiront du 1er mai, pour donner à cette journée de solidarité internationale, un caractère particulier en pleine mobilisation contre le projet de loi Travail.

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APPEL à UNE 1ère NUIT DEBOUT à QUESTEMBERT le 15 avril

Nuit Debout Questembert 15 avril
Apportez votre pique-nique ou votre soupe à partager

MANIFESTE

Sais-tu ce qui se passe là ? Des milliers de personnes se réunissent Place de la République à Paris, et dans toute la France, depuis le 31 mars. Des assemblées se forment où les gens discutent et échangent. Chacun se réapproprie la parole et l’espace public.

Ni entendues ni représentées, des personnes de tous horizons reprennent possession de la réflexion sur l’avenir de notre monde. La politique n’est pas une affaire de professionnels, c’est l’affaire de tous. L’humain devrait être au coeur des préoccupations de nos dirigeants. Les intérêts particuliers ont pris le pas sur l’intérêt général.

Chaque jour, nous sommes des milliers à occuper l’espace public pour reprendre notre place dans la République. Venez nous rejoindre, et décidons ensemble de notre devenir commun.

Ils pourront couper les fleurs, ils n’arrêteront pas le printemps – Nos rêves ne rentrent pas dans vos urnes – Partout en Europe, levons-nous ! – Je reviendrai et serai des millions – C’est un grand printemps qui se lève – Le jour : à bout, la nuit : debout

À l’initiative d’un collectif de citoyen-ne-s du Pays de Questembert

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